vendredi 8 avril 2016

Comment j'ai tué mon père de Frédéric Vion

Frédéric Vion
Flammarion, 2015
183 pages

Résumé de l'éditeur
Comment j'ai tué mon père « Avec les boulets et les fardeaux intimes, il y a plusieurs solutions. En général on se contente de les traîner : on souffre tout seul et ça n'avance à rien. Ou alors on peut grimper dessus, pour au moins être vu. Il y a enfin la possibilité de les renvoyer à la figure de l'agresseur : c'est lourd et ça fait mal à tous les protagonistes, mais c'est efficace... » Comment s'en sortir quand on est un petit garçon dans une famille apparemment très ordinaire, mais que son père est un tyran domestique et qu'un monde s'écroule autour de soi ? Un père violent, une époque qui l'est aussi, et l'Histoire qui s'en mêle : tout concourait à démolir le narrateur... à moins qu'il n'arrive à se montrer plus résistant qu'eux.


Mon avis
C’est un premier roman, un roman autobiographique de cet auteur journaliste sur France 2. Il s’occupe, notamment, de la revue de presse de Télématin.
Le roman s’ouvre sur un 1er chapitre qui fait comprendre la dangerosité du père de l’auteur, policier de profession et qui possède tout un arsenal d’armes à la maison. C’est un père tyrannique aussi bien avec ses enfants, qu’avec sa femme.
A travers ce roman, le narrateur, qui est, en fait, l’auteur cherche à comprendre pourquoi son père se comporte ainsi. Pour se faire, il remonte l’histoire familiale jusqu’en 1900, année de naissance de son arrière-grand père paternel. Il remonte aussi la Grande Histoire de la Lorraine depuis les années 1900 jusqu’à la fin des usines sidérurgiques. Il raconte aussi l’arrivée en France et l’intégration de ses grands-parents maternels qui sont italiens.
Il raconte tout ceci pour tenter de se reconstruire, d’avancer.
Le roman est constitué de deux grandes parties. La première retraçant l’histoire de sa famille jusqu’à la mort de son père. La seconde traitant de l’après : comment vivre ou survivre à ce qu’il a vécu dans son enfance.

Le titre prend alors toute son ampleur : il est parfois très difficile de faire table rase du passé.

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